« Je ne sais plus ce que ça veut dire » : Mikael Åkerfeldt, le frontman d’Opeth, s’interroge sur le terme « prog »
Mikael Åkerfeldt critique l’usage du label « progressif » pour décrire Opeth
Le leader d’Opeth, Mikael Åkerfeldt, exprime ses réserves sur l’emploi du terme « progressif » pour qualifier la musique de son groupe, jugeant que cette appellation a perdu toute sa pertinence d’origine. « Le mot prog n’a plus beaucoup de sens aujourd’hui », déclare-t-il dans une interview récente donnée à Prog Project.
Pour le chanteur et guitariste suédois, le concept de « progressif » s’est déformé au fil du temps. Autrefois associé à des expérimentations fusionnant divers styles musicaux, il renvoie désormais à une esthétique stéréotypée, marquée par des solos techniques et un son spécifique. « Ça ressemble plus à une recette figée, presque un retour en arrière », ajoute-t-il. Åkerfeldt insiste sur le fait qu’il ne s’inscrit pas dans une case générique lors de la composition : son objectif principal est d’impulser un mouvement forward à l’univers d’Opeth. « Je refuse de ressasser les mêmes idées. Bien que certains admirateurs regrettent l’époque du début des années 2000, mon envie est d’avancer, sans me plier à une étiquette particulière. »
Concernant la scène musicale contemporaine, le musicien avoue un certain détachement : « Je reste fidèle à mes vinyles d’antan et je ne traque plus les sorties récentes. »
Opeth en 2026 : une tournée entre héritage et renouveau
À l’approche de 2026, Opeth poursuit la promotion de son opus The Last Will And Testament, sorti il y a un an. Lauréat d’un Grammis en mars 2025, cet album demeure au centre des préoccupations du groupe, illustré par la sortie récente d’un clip animé pour le morceau Paragraph Three.
L’été prochain s’annonce chargé avec une série de concerts en Europe. Le point d’orgue sera un show mémorable dans l’amphithéâtre de Pompéi le 10 juillet, suivi d’une date à Bologne le 11. Opeth partagera la scène avec Blood Incantation et proposera un set mêlant extraits de leur dernier effort à des classiques intemporels de leur discographie.
The Last Will And Testament fusionne habilement des racines death metal à des arrangements progressifs sophistiqués. Coproduit par Mikael Åkerfeldt et Stefan Boman, il invite des artistes de renom tels qu’Ian Anderson de Jethro Tull, Joey Tempest d’Europe, et même Mirjam Åkerfeldt, la fille du frontman. L’enregistrement consacre aussi l’intégration du batteur Waltteri Väyrynen, qui a rejoint la formation en 2022.
