Nouvel album de MASTERPLAN « Metalmorphosis » : Date de sortie officielle fixée ; Le single « Chase The Light » arrive la semaine prochaine
MASTERPLAN : « Metalmorphosis », un retour aux racines métalliques attendu pour 2026
Le groupe de power metal allemand MASTERPLAN, mené par l’ex-guitariste d’HELLLOWEEN Roland Grapow, fait enfin parler de lui avec l’annonce de son nouvel album studio, Metalmorphosis. Longuement attendu par les fans, ce disque paraîtra le 22 mai 2026 chez Frontiers Music Srl, marquant un nouveau chapitre pour la formation après une période de silence relative. En guise d’avant-goût, le premier single, intitulé « Chase The Light », sera dévoilé dès le 15 janvier 2026.
Dans une récente interview accordée au média brésilien Todo Mundo Em Campo, Roland Grapow s’est confié sur les coulisses de cet opus tant désiré. « L’album est déjà terminé. C’est un processus qui a été long : nous avons commencé à travailler dessus il y a cinq ans, et cela a pris un temps fou », explique-t-il. L’idée directrice ? Revenir à un son plus direct et percutant, en s’éloignant des éléments progressifs trop prononcés et des mélodies trop pop ou commerciales. « J’adore les mélodies, mais pas les trucs trop légers. C’est pour ça que l’album s’appelle Metalmorphosis : on retourne vers une direction plus dure, peut-être que MASTERPLAN n’en avait jamais eu autant. On garde quand même des mid-tempos et des touches progressives, mais c’est plus frontal. C’était mon inspiration, sans compromis. »
Grapow insiste sur l’évolution naturelle de la musique : « On ne peut pas se répéter. Je déteste ça. J’aime les défis, tester de nouvelles choses sans partir trop loin du concept MASTERPLAN. » Les paroles, quant à elles, adoptent un ton plus critique, reflétant les tourments du monde actuel, tout en conservant une positivé inhérente à la mentalité du groupe. « C’est critique par endroits, mais toujours avec une vibe positive », ajoute-t-il.
Le musicien a également révélé que trois clips vidéo ont déjà été tournés pour soutenir l’album, promettant un retour en force sur scène et en promotion. Interrogé sur le titre Metalmorphosis lors d’un entretien avec le site argentin El Cuartel Del Metal, Grapow précise : « C’est une façon de dire qu’on retrouve des influences plus metal, un retour aux racines. Toujours avec des éléments progressifs et typiques de MASTERPLAN, mais sans trop de chansons pop. C’est mon goût personnel, et j’espère que ça plaira. On garde de belles mélodies sur chaque piste. »
Ce changement de cap s’inscrit aussi dans un contexte de transition pour le groupe. Après des années chez AFM Records – un label qui les avait bien soutenus au début, notamment grâce à son fondateur Andy Allendörfer, grand fan de MASTERPLAN avant son décès prématuré –, Grapow a ressenti un manque d’attention. « Tout a changé après sa mort : le label a déménagé, et on est devenus un parmi des centaines de groupes. J’ai perdu l’intérêt et je me suis concentré sur des productions pour d’autres artistes pendant 14 ans. » Le passage à Frontiers Music Srl apporte un vent de fraîcheur : « Le responsable chez Frontiers est un fan absolu de moi, de MASTERPLAN et d’HELLLOWEEN. Quand il a entendu l’album, il a dit : ‘Wow, c’est puissant et solide !’ C’est le genre de relation que je veux : de l’attention, pas juste du business. »
Dans une interview pour la radio hondurienne Conexión, Grapow détaille l’équilibre entre fidélité au son classique et expérimentation. « C’est un mélange des deux. J’arrange toujours les morceaux, et je garde le style MASTERPLAN : mes guitares, mes arrangements. On n’a pas un son power metal pur, mais on y revient un peu, avec des clins d’œil à des titres comme ‘Kind Hearted Light’. Il y a des éléments progressifs, comme dans ‘Soulburn’, et des tunings bas pour des chansons comme ‘Bleeding Eyes’. » L’album compte 10 titres variés, évitant la monotonie : « Je n’aime pas 10 chansons identiques, comme chez AC/DC – c’est leur style, mais pas le mien. On a écarté quelques morceaux trop éloignés : une chanson joyeuse qui sonne HELLOWEEN, écrite comme par Weiki [Michael Weikath], et une ballade irlandaise. On les garde pour plus tard. »
Les influences de Grapow transparaissent clairement : « Tout ce que j’ai appris chez HELLOWEEN est là, mais MASTERPLAN est une version plus moderne, mélangée à RAINBOW, DEEP PURPLE, et même des non-metal comme FOREIGNER, STYX, KANSAS ou TOTO – mon idole Steve Lukather des années 80. » La composition est un travail d’équipe : la musique est signée par Grapow et le claviériste Axel Mackenrott, avec deux invités (un Slovaque et un Suédois). Pour les paroles, Grapow en a écrit neuf sur dix, Rick Altzi (le chanteur) signant la dernière.
Plus tôt dans l’année, lors d’un échange avec Jarkko Lunnas, Grapow avait teasé la direction musicale : « C’est du MASTERPLAN pur, avec mes guitares et mes mixes. On retourne aux racines, plus metal, sans trop de blues ou de prog excessif, mais tout y est. Je ne peux pas faire du unidimensionnel ; ça m’ennuierait. » Il admet que les artistes ont des pics dans leur carrière, mais MASTERPLAN vise à progresser sans se répéter.
Pour les fans nostalgiques, rappelons que MASTERPLAN a sorti en 2017 PumpKings, un album de reprises retravaillées de chansons d’HELLLOWEEN des époques où Grapow y jouait (tirées de Pink Bubbles Go Ape à The Dark Ride). Leur premier live officiel, Keep Your Dream aLive (DVD/CD et Blu-ray/CD), date de 2015, capturant des shows au Masters Of Rock, Wacken Open Air et ailleurs. Le dernier album original, Novum Initium, remonte à 2013 chez AFM, suivi d’un single isolé « Rise Again » en 2024.
Avec Metalmorphosis, MASTERPLAN semble prêt à relancer la machine, en misant sur un metal plus roots et percutant. Les amateurs de power metal progressif guetteront le single de janvier avec impatience – un signe que le groupe n’a pas dit son dernier mot.
