Rikki Rockett : La tournée 2026 de Poison annulée car Bret Michaels voulait la part du lion de l’argent – « 6 dollars pour chaque dollar des nôtres »

Poison annule sa tournée commémorative de 2026 : tensions autour de la répartition des revenus avec Bret Michaels

Par [Votre Nom ou Journal Fictif], le 15 novembre 2025

Le groupe de glam rock Poison, icône des années 80 avec des tubes comme « Every Rose Has Its Thorn » et « Talk Dirty to Me », vient de mettre un terme définitif à ses plans de tournée pour 2026. Prévue pour célébrer le 40e anniversaire de leur premier album Look What the Cat Dragged In (sorti en 1986), cette série de concerts a été abandonnée suite à un désaccord financier majeur impliquant le chanteur charismatique Bret Michaels. Selon des révélations exclusives de Page Six, Michaels aurait exigé une part disproportionnée des bénéfices, réclamant 6 dollars pour chaque dollar perçu par ses camarades de groupe. Une demande qui a fait capoter l’ensemble du projet.

Rikki Rockett, le batteur emblématique de Poison, n’a pas mâché ses mots lors d’une interview accordée à Page Six. « Nous avions une excellente offre pour une tournée cette année, je le pensais vraiment. Mais nous avons quitté la table des négociations », a-t-il expliqué. « Ça n’a pas marché. » Selon Rockett, les guitaristes C.C. DeVille et le bassiste Bobby Dall étaient prêts à signer, et il croyait initialement que Michaels l’était aussi. Mais la proposition du frontman a tout changé : « Ça revenait à ce que Bret veuille la part du lion, au point que ça rende l’opération impossible. C’est 6 dollars pour chacun de nos dollars. On ne peut pas travailler comme ça. »

Malgré cette frustration palpable, Rockett insiste sur le fait que l’argent n’est pas son unique motivation. « Je ne fais pas ça seulement pour l’argent. J’ai une vraie passion pour ça, absolument. Mais en même temps, on ne veut pas bosser dur pour enrichir quelqu’un d’autre. » Bien que déçu par l’annulation, le musicien refuse de nourrir de la rancune envers ses acolytes. « Chaque membre de ce groupe m’a offert tant de privilèges dans la vie. C’est comme détester ses parents », confie-t-il, soulignant la profondeur des liens forgés au fil des décennies.

Une histoire de frustrations accumulées

Cette impasse n’est pas surprenante pour les fans attentifs de Poison, qui suivent les péripéties internes du groupe depuis des années. Déjà en novembre dernier, Rockett avait évoqué avec Anthony Bryant de The Hair Metal Guru l’état des négociations pour la tournée 2026. À l’époque, une offre alléchante de Live Nation avait été acceptée par DeVille, Dall et lui-même. « Ça a atterri sur le bureau de Bret, et rien n’a bougé depuis », regrettait-il. « Maintenant, on est à un stade où je ne pense pas qu’on puisse faire aboutir cette tournée. Si on n’avance pas d’ici octobre pour une tournée estivale de cette envergure, c’est quasi impossible à caser. »

Rockett, qui a récemment investi dans son side-project The Rockett Mafia – avec lequel il enchaîne des shows sporadiques –, admet que les contacts avec Michaels sont devenus sporadiques. « On ne se parle pas beaucoup. On reste cordiaux. On s’échange des textos pour des trucs graves, comme la mort de potes ou de roadies, ou des drames personnels. Mais avec C.C., c’est différent : on discute tout le temps. Sa mère et la mienne étaient inséparables, elles se parlaient deux fois par semaine, voire tous les jours, surtout pendant leurs combats contre le cancer. » DeVille, installé à une heure de route, reste un pilier : il a même fait une apparition surprise lors d’un concert de The Rockett Mafia en ouverture de Blue Öyster Cult à Anaheim en novembre. Malheureusement, une blessure au doigt l’a empêché de jouer.

Interrogé sur la possibilité d’une tournée sans Michaels, Rockett balaie l’idée d’un revers de main, mais la laisse en suspens. « Ce n’est pas exclu. Mais c’est comme une opération chirurgicale : le dernier recours. Je n’ai pas envie de ça. Bret reste le meilleur frontman pour Poison, point final. » Il a même tenté une dernière approche collective via un texto groupé aux quatre membres : « Hé, on règle ça et on y va ! » Mais le silence radio a prévalu. « C’est plus gros qu’un simple message. Il y a beaucoup d’argent en jeu. Bret sait que si on discute, je lui demanderai direct ‘Qu’est-ce qui se passe ?’ parce qu’on est amis depuis si longtemps. Ses proches ne lui disent peut-être pas les choses en face. »

Contraste avec les déclarations optimistes de Bret Michaels

De son côté, Bret Michaels avait pourtant multiplié les signaux positifs ces derniers mois. En décembre 2024, lors d’une interview avec Ethan Dometrius, il assurait : « En 2026, avec C.C., Bobby et Rikki, je suis là grâce à eux. Ça fera quatre ans depuis notre dernière tournée ensemble, The Stadium Tour. On vise 40 dates incroyables, en y mettant toute notre énergie pour faire la fête. » Plus tôt, en septembre 2024, à l’Arizona Republic, il évoquait les « pièces du puzzle » à assembler : « Ça serait génial. Tous les membres originaux. Dans Poison, c’est un comité : on décide ensemble pour que tout le monde soit content. »

Mais ces assurances semblent appartenir au passé. Rockett pointe du doigt une divergence fondamentale dans les styles de tournée. Poison opère à la manière de Def Leppard ou Mötley Crüe : une immersion totale de plusieurs mois, avec bus, camions et shows quasi quotidiens. Michaels, en solo, préfère un rythme « weekend warrior » – des dates sporadiques et lucratives. « Il y a rien de mal à ça, Joan Jett fait pareil. Mais pour Poison, on s’engage pour l’été entier. C’est un sacrifice familial », explique Rockett.

En mai dernier, sur SiriusXM avec Eddie Trunk, Rockett avait révélé une « excellente offre » pour une tournée en tête d’affiche, déjà validée par la plupart des membres. « C’est dans les mains de Bret. J’espère qu’on va conclure. Ce serait dommage de rater notre 40e anniversaire avec tous les originaux. On peut encore tout déchirer ! » Pete Evick, guitariste de la formation solo de Michaels depuis 21 ans, avait récemment suggéré que son boss prenait déjà la « part du lion » sur les revenus de Poison. Rockett va plus loin : « Bret veut plus que ça. Son exigence rendrait la production impossible. Peut-être qu’il préfère se concentrer sur sa carrière solo en 2026. On ne se parle pas, donc je suppose. Je ne vais pas jouer pour des cacahuètes pendant qu’il chante nos chansons avec un autre groupe. Ça n’a pas de sens. »

Un avenir incertain, mais une passion intacte

Malgré les tensions, Rockett refuse de voir Poison comme un groupe moribond. « On a frôlé la fin plusieurs fois, surtout lors de disputes physiques. Mais on s’aime vraiment. Pourquoi faire une tournée d’adieu ? Je continuerai tant que je pourrai, même avec une canne ! » Il évoque avec nostalgie The Stadium Tour de 2022, aux côtés de Def Leppard, Mötley Crüe et Joan Jett & The Blackhearts – initialement prévue en 2020, reportée par la pandémie. « C’était magique, une expérience unique. On donnait tout, même dans des conditions pourries : nos bus à deux miles, des loges minuscules. Mais les fans étaient au rendez-vous, 98-100% de remplissage. »

L’interview de Rockett avec Talkin’ Bout Rock en novembre 2025 réaffirme cette éthique : « Je ne bash pas Bret, mais Poison, c’est du full-time. Pas du week-end. » Michaels, de son côté, avait expliqué en septembre 2024 limiter ses shows en 2025 pour des raisons de santé, notamment son diabète, avant un retour en force avec Poison en 2026. Rockett avait alors posté sur Facebook : « Pourquoi pas de tournée en 2025 ? Simple : Bret n’en veut pas. Pas de bagarre, juste les faits. »

Rappelons que Poison n’a plus sorti d’album original depuis Hollyweird en 2002, suivi d’un opus de covers Poison’d en 2007. Leur dernière grande tournée, Nothin’ But A Good Time en 2018, incluait Cheap Trick et Pop Evil. En 2015, Rockett, Dall et DeVille avaient formé The Special Guests pour quelques shows, un clin d’œil subtil à Michaels pour ne pas rester inactifs.

Aujourd’hui, l’avenir de Poison reste flou. Rockett, passionné, avoue : « J’adore la route. Je pourrais tourner tous les ans, tant que je vois ma famille. Après 40 ans, c’est ancré en moi. » Espérons que cette frustration ne marque pas la fin d’une ère. Les fans de hair metal attendent, impatients, un rebondissement. Ou, à tout le moins, 100% d’énergie si le groupe remonte sur scène un jour.