« Foutez le camp. Ne me recontactez plus jamais » : Wes Borland (Limp Bizkit) s’en prend violemment aux partisans de Trump

Wes Borland de Limp Bizkit somme les fans pro-Trump de couper les ponts sur les réseaux

Wes Borland, le guitariste emblématique de Limp Bizkit, a une fois de plus exhorté ses abonnés soutenant Donald Trump à l’abandonner sur les plateformes sociales. Cette sortie incisive s’inscrit dans une vague croissante de déclarations engagées qui agitent la communauté metal américaine, marquée par des positions politiques affirmées.

Un appel sans ambiguïté : « C’est fini, partez et ne revenez pas »

Sur une story Instagram diffusée en début de semaine, Borland a posté une illustration accompagnée d’un texte clair et tranchant : « Si vous avez voté pour Trump, si vous le soutenez ou si vous côtoyez des personnes qui appuient son administration, c’est terminé entre nous. Dégagez. Ne me contactez plus jamais. » Ce post a rapidement fait le buzz en ligne, particulièrement sur des forums comme Reddit, où il a suscité de vives réactions.

Le musicien n’est pas novice en la matière : en 2016, il avait déjà lancé un avertissement similaire aux sympathisants du candidat républicain, l’accompagnant d’une critique acerbe. Aujourd’hui, dans un contexte américain électrisé par les tensions politiques, cette hostilité réitérée prend une dimension encore plus vive.

La sphère metal s’engage de plus en plus contre Trump

La déclaration de Borland a trouvé un écho chez Tom Morello, le guitariste de Rage Against The Machine, qui l’a partagée sur X (ex-Twitter) en y ajoutant une allusion humoristique aux lyrics de Limp Bizkit. Ce geste est d’autant plus remarquable que les liens entre les deux formations ont toujours été ambigus – Tim Commerford, bassiste de Rage, avait même décrit Limp Bizkit comme une « parodie inspirée de Rage » en 2016.

D’autres figures du metal et du rock ne mâchent pas leurs mots non plus face à Trump. Randy Blythe, chanteur de Lamb Of God, a récemment signé un éditorial fustigeant « la cruauté, l’absence d’humanité et la corruption » du pouvoir en place. Ice-T a, lui, adapté les paroles de son titre controversé Cop Killer en ICE Killer pour protester contre des affaires de violences impliquant des agents de l’immigration. Neil Young a quant à lui proposé son répertoire musical aux résidents du Groenland en signe de défiance contre les visées expansionnistes de l’ex-président, tandis que Roger Waters de Pink Floyd exprime une crainte réelle pour sa sécurité en raison de ses attaques répétées.

À l’approche de la performance de Limp Bizkit au Hellfest en 2026, les propos de Borland mettent en lumière une fracture profonde dans l’univers rock et metal, où l’expression publique se mue souvent en acte de rébellion politique.

Rollin Rollin Rollin https://t.co/z3j2ZJ2wCa
— Tom Morello (@tmorello) 29 janvier 2026