Yves-$aint-Lambert – ‘PANTHEON – EP’
L’artiste belge Yves-$aint-Lambert crée un son électronique mémorable à travers PANTHEON, un EP où la transe sombre rencontre une tension symphonique. Évitant les climax traditionnels au profit d’un attrait hypnotique « poisonneux », les morceaux fusionnent la rigueur du French touch avec une profondeur dramatique et cinématographique. Selon l’artiste, l’EP adopte une esthétique particulière : « une musique qui ne se résout pas, mais qui s’impose par sa répétition, sa substance et sa profondeur. »
La version radio de « PANTHEON » lance l’EP avec une intrigue revigorante, mélangeant des synthés arpégiés avec des effets de whoosh et un rythme solide et haletant en arrière-plan. Des embellissements cinématographiques chargés de cordes renforcent le mélange captivant, tout comme la présence vocale qui suit — oscillant entre une suavité conversationnelle et des rires étouffés. Des murmures ajoutent à la fixation vocale dynamique, qui traverse sans heurt au milieu d’un hybride de pads de synthés scintillants, d’arps brillants et de basses grondantes. Maintenir un bel équilibre entre un intoxication luxuriante et une immédiateté contagieuse, « PANTHEON » est un succès stellaire, captivant dans cette version radio, la version instrumentale et le Club Edit, qui allonge le morceau d’environ une minute et ajoute des éléments rythmiques plus groovy.
Un autre morceau phare de l’EP, « Symphomaniac », enchante dans son ascension vers des cordes somptueuses, des touches spatiales et un bourdonnement de synthé ruminant — une autre démonstration de construction atmosphérique magistrale. L’utilisation des cordes tout au long est particulièrement captivante dans sa grandeur enflante. Le morceau a été conçu alors que Yves-$aint-Lambert tentait de réinterpréter les émotions ressenties en écoutant des disques d’une variété d’artistes : le disco hypnotique de Cerrone, les violons dramatiques de Melody Nelson de Serge Gainsbourg, le groove moderne de Baxter Dury, les compositions « poisonneuses » de Chostakovitch et Khatchatourian, et le minimalisme obsessionnel d’Erik Satie. Les quatre morceaux de l’EP éblouissent par leur ferveur mélodique stylée.
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Ce morceau et d’autres présentés ce mois-ci peuvent être streamés sur la playlist Spotify en mise à jour d’Alsalive, « Emerging Singles ».
Nous avons découvert cette sortie via MusoSoup.
