Cole Lumpkin – ‘HELIX’

Sur l’album sophomore HELIX, Cole Lumpkin livre un masterclass auto-produit en résilience et en charme éclectique. Écrit et interprété entièrement par Lumpkin, le projet navigue à travers les retombées « catalytiques » d’une rupture majeure et un voyage plus profond de découverte de soi. Des élans ensoleillés de « Where I Left Me » aux touches funky et sophistiquées de pop orchestrale, l’album transforme la lutte personnelle en un succès poli et stylistiquement polyvalent.
Une atmosphère luxuriante et scénique met l’album en mouvement ; son titre principal caresse avec un éventail béat de chants d’oiseaux et de synthés étoilés. Des électroniques luxuriantes et des touches scintillantes s’étendent ensuite sans couture vers un charisme plus percutant alors que le morceau suivant « Where I Left Me » se lance. Là, la direction illuminée chargée de synthés se poursuit au milieu d’un charme rythmique qui invite à hocher la tête. Paroles, le morceau captive avec son portrait brumeux et ensoleillé d’obsession romantique et de l’inertie paralysante d’attendre un amour qui pourrait ne jamais revenir. « I’m where I left me, waiting for you », les vocals de Lumpkin remuent alors que des cordes déchirantes émergent, rapidement reprises par des synthés arpeggiés et ensuite une pincée de guitares, renforçant une production dynamique et mélodique. L’élan lyrique et le remémorisme se marient à un élan répétitif pour faire de « Where I Left Me » un succès particulièrement résonnant.
Le morceau suivant « 90 Degrees » poursuit l’écriture accrocheuse, ici réussissant dans un registre stylistique entièrement différent. Passant à une confiance pop plus funky, la ligne de basse bondissante et la démarche vocale débonnaire du morceau se délecte de ses qualités enamourées, chantant « everything is so loud, but with you the crowd’s on mute ». Une référence appropriée au changement de forme arrive alors que l’ensemble tonal passe à une harmonie vocale multicouche et une élégance triomphante orientée vers les touches dans la finale. « Bamboozled By Love » reste dans ce moule rétro-aimant, tandis que des guitares suaves et des éclats de cuivres expressifs traversent progressivement vers une ferveur rock bluesy et déchaînée. Les morceaux qui le précèdent réussissent largement dans des paysages sonores plus rêveurs et des inclinations plus funkies, donc avec la seconde moitié « Bamboozled By Love », il est aussi amusant d’entendre le projet exceller dans la veine rock sans fioritures.
Passant à la seconde moitié de l’album, « The Crystal Island » demande « where do I go ? » avec une intrigue introspective alors qu’une clarté accrocheuse se dévoile. Des éclats de cordes enamourés dans « Where I Left Me », mais ils brillent particulièrement ici — ses musings vocaux initiaux sophistiqués-pop grandissant merveilleusement vers ces effets orchestraux et une passion de guitare électrique qui s’écoule goutte à goutte. Un travail de guitare captivant et ascensionnel éblouit particulièrement dans sa conclusion. À suivre, « Softer » est justement nommé avec une subtilité piano jazzy lounge-friendly et des assurances vocales « I’ll be there to help you » ; le résultat est un succès nocturne, cœurs à nu, qui révèle une fois de plus des incorporations de cordes magnifiques. La finale de l’album « Elevate » — en featuring Zach DeNike — est un envoi pleinement satisfaisant, ses admissions d’envie et de vigueur « running through my head all night » complétant une production pop savante et contagieuse. HELIX est un excellent exemple auto-produit, fréquemment accrocheur, de Cole Lumpkin.
