MEGADETH interprète « Let There Be Shred » en live pour la première fois

Megadeth enflamme Kelowna avec la première interprétation live de « Let There Be Shred »

Kelowna, Colombie-Britannique – Les fans de thrash metal ont eu droit à un moment historique hier soir, mercredi 18 février, lors du concert de Megadeth à la Prospera Place. En pleine tournée canadienne aux côtés d’Anthrax et d’Exodus, le groupe légendaire a joué pour la toute première fois sur scène le titre « Let There Be Shred », extrait de leur dernier album studio éponyme, sorti en janvier dernier. Une vidéo filmée par les spectateurs capture cette performance explosive, déjà virale sur les réseaux.

Ce morceau, qui ouvre l’album Megadeth, voit Dave Mustaine, le leader charismatique du groupe, plonger dans une introspection rock’n’roll : « Le jour de ma naissance, une guitare entre les mains / La terre s’est mise à trembler sous un ordre tonitruant… ». Dans un communiqué, Mustaine explique l’essence de la chanson : « Quand Megadeth a démarré, on a promis d’être rapides et furieux… on l’écrivait même sur les flyers qu’on distribuait. Ce morceau est rapide et furieux, avec un refrain accrocheur qui vous happe et vous donne inévitablement envie de faire du air guitar et de headbanger. »

Interrogé par le magazine Guitar World, Mustaine n’a pas tari d’éloges sur son guitariste Teemu Mäntysaari, qui a rejoint le groupe récemment : « Teemu est un talent exceptionnel qui a rallumé le feu en moi pour mon jeu de guitare. On plaisantait constamment sur le fait de rendre cet album ultra-shred, avec un max de solos. Je pense qu’on a réussi. » Il ajoute une anecdote amusante sur leurs duels de guitares : « Ce qui est unique dans ‘Let There Be Shred’, c’est la façon dont Teemu s’occupait de tout le shred dingue, tandis que je faisais la partie ‘hippie’. C’était fun et en phase avec les paroles, qui parlent d’un défi à la guitare. »

Sorti via l’imprint Tradecraft de Mustaine sur le label BLKIIBLK du groupe Frontiers, l’album Megadeth a connu un succès retentissant. Il a décroché la première place du classement américain des albums Billboard 200, avec 73 000 unités équivalentes vendues aux États-Unis pour la semaine se terminant le 29 janvier, selon Luminate. La majorité provient des ventes pures (physiques et numériques), atteignant 69 000 exemplaires.

Le triomphe ne s’arrête pas là : première place aussi en Australie (meilleure position précédente : 2e) et en Autriche (meilleure : 8e). Parmi les top 5 mondiaux, on note la 2e place en Finlande (1re pour les ventes physiques), en Suède (1re physique ; meilleure précédente : 9e) et en Belgique (meilleure : 6e) ; 3e au Royaume-Uni et en Allemagne (meilleure : 6e) ; 4e aux Pays-Bas (meilleure : 7e) ; et 5e en Italie (meilleure : 15e) et en Nouvelle-Zélande (meilleure position de tous les temps pour le groupe).

Comparé à l’album précédent, The Sick, The Dying… And The Dead! de 2022, qui s’était écoulé à 48 000 unités en première semaine pour atterrir à la 3e place du Billboard 200, Megadeth marque un retour en force. Il s’agit du huitième top 10 du groupe sur ce classement, succédant à des classiques comme Countdown To Extinction (2e, 1992), Youthanasia (4e, 1994) ou Dystopia (3e, 2016).

Pour clore leur carrière en apothéose avec cet ultime opus, Megadeth a fait appel une nouvelle fois à Chris Rakestraw, producteur, mixer et ingénieur son qui avait déjà collaboré sur The Sick, The Dying… And The Dead! et Dystopia. Le résultat ? Un album qui capture l’énergie brute et technique qui a forgé la légende du thrash.

Cette tournée canadienne, qui a débuté en fanfare à Kelowna, promet d’être mémorable. Les amateurs de metal n’ont qu’à se préparer : avec des classiques revisités et cette nouveauté shred à souhait, Megadeth prouve qu’ils partent au sommet. Pour revivre le moment, la vidéo fan-shot est disponible en ligne – un must pour tous les headbangers !