Bei Bei – ‘Two Moons’

La virtuose basée à Los Angeles, Bei Bei, et le producteur basé à Londres, Paul Elliott, célèbrent le Nouvel An lunaire avec l’album ambient-fusion cinématographique Two Moons. Cette collaboration relie 2 500 ans de tradition chinoise à un design électronique orienté analogique, permettant au guzheng et au guqin de mener au milieu de synthétiseurs vintage et de rythmes tactiles. Avec des musiciens invités acclamés jouant des instruments traditionnels, le projet fonctionne comme un écosystème unifié où l’héritage ancien et la technologie moderne s’enrichissent mutuellement.
S’ouvrant sur un bonheur hypnotique et atmosphérique, le morceau-titre de l’album a attiré notre attention en novembre dernier. Des sons vifs et pincés du guzheng traditionnel se fondent dans une production lo-fi luxuriante, passant de flashs électroniques sereins à une ligne de basse chaleureuse et puissante. La sortie continue d’impressionner par la suite. Le morceau suivant « Gaoshan Electronica » captive également en mêlant l’attrait traditionnel et ruisselant à une interplay rythmique moderne, incessamment vif et effervescent dans sa sortie mélodique charmante.

L’album continue de plonger l’auditeur dans ses infusions électroniques, particulièrement sur « Silk Soiree », où le guzheng prêt pour le jazz se fond avec une pulsion mélodique déchirante chargée de cordes et des électroniques intermittentes. « Walk the Fame » arrive ensuite, avec du guqin à l’attrait downtempo électronique ; les beats atténués et prêts pour l’industriel se combinent avec une intrigue centrée sur le guqin pour un autre succès prêt pour les soundscapes. Le final de l’album « Midnight Bizarre » enchante également, jetant un sort cinématographique dans sa basse suave et ses pincements rêveurs. Complètement réussi dans son pont entre des éléments classiques et une maîtrise électronique moderne, Two Moons est une expérience d’écoute charmante de Bei Bei.
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Nous avons découvert cette sortie via MusoSoup.
