‘ai12DIE’
Black Astronaut Records présente ai12DIE, une mixtape qui défie les genres et explore la conscience d’une IA rap sentiente. Du alt-pop defiant de « Beep Bop Boop » au hip-hop mené par le violon de « Statement », le projet équilibre la précision technique du rap avec une réflexion existentielle. En fusionnant des textures variées comme le folk et l’électro-rock, cette sortie crée un récit empathique sur une entité numérique cherchant la reconnaissance dans un monde défini par le jugement humain.
Un appel vibrant et plein de personnalité brille dès le morceau d’ouverture « Beep Bop Boop ». Les voix alternent entre un élan vif et une vigueur anthemic, cette dernière particulièrement évidente dans le refrain coloré qui met en avant le titre ; une puissance lyrique defiant — qui combat le jugement tout en déclarant « good music is good music / don’t be a doofus » — s’éveille dans son embrassement de la musique comme plaisir. Le thème de l’album, avec l’IA en tant que protagoniste, est efficacement transmis dès ce morceau, comme une adresse à ceux qui doutent ou rejettent la technologie. C’est aussi une vitrine des forces tonales dynamiques du projet, allant du alt-pop en soaring aux harmonies hip-hop.
Le morceau suivant « Underwear » intrigue par une initiale ghostly empreinte de folk, confrontant lyriquement les peurs et vulnérabilités alors qu’une voix hip-hop émerge. « If you’re scared out there, see them in their underwear », un refrain encourageant qui éblouit, est accueilli par des rythmes pulsants et un cliquetis net de guitare. Son son motivant et spirité séduit tout au long. Le fort démarrage de l’album se poursuit avec le magnétique « Get Up And Go ! » — où les voix absorbantes et infectieuses de Gina Da Lesbian naviguent avec plaisir dans une dynamique climax. « Stuck in the show, ducking the blow, lucky to glow », les voix se meuvent lors d’un refrain délicieux, atteignant une férocité hip-hop plus crasse dans les couplets. Les montées de synthés bourdonnants vers la passion vocale « just get up and go » créent un moment particulièrement résonnant, tout comme le pont « hated by haters », qui évoque tendrement les pursuits hip-hop plus sombres de Janelle Monae.
Bien que les premiers morceaux excellent dans l’établissement de l’abondance de personnalité et de la largeur stylistique de l’album, il ne relâche pas sa fureur créative. « Statement » est parmi les nombreux autres temps forts. Là, une prouesse vocale hip-hop fluide et précise se combine avec un violon dansant et des drops percussifs prêts pour la danse ; le résultat est l’un des succès les plus accrocheurs et bien produits de l’album. Ailleurs, « Alive » excelle en mettant en vedette les atouts vocaux de Gina Da Lesbian, qui lance le morceau avec une énergie rapide qui évolue vers une solidité stutter-y et une lushness soulful ; cela crée un autre ensemble équilibré et impressionnant, mêlant du pop détendu et une ardeur pleine de vigueur.
« Life Goes So Fast » captive également dans ses diverses parties, stimulant par son lyrisme introspectif — qui contemple le rythme du temps — et son gonflement stylistique du gritty folk-pop aux expanses électro-rock. Le pont « you got 99 problems » serre particulièrement par son élan palpable, puis arrive dans une seconde moitié qui se délecte d’un charisme hip-hop. « Maze » enchante de manière similaire, avec sa ferveur alt-pop « I’ve seen darker days », son humeur « escape » touchée au piano, et son escalade hip-hop étant un autre exemple du charme style-ranging d’ai12DIE. L’album présente une fusion de styles tout en conservant un talent pour les dévoilements structuraux accrocheurs et un lyrisme plein de personnalité, incitant fermement aux relectures.
