Boni – ‘III’

III impressionne par sa révélation dynamique et stylée des œuvres du producteur canadien Boni, membre fondateur du groupe expérimental électronique Fried Dough. En priorisant une énergie « qui fait juste » plutôt qu’une production haut de gamme, l’album exhume une décennie d’écriture de chansons qui s’aventure des boucles house imprégnées d’acide aux breakbeats inspirés des Chemical Brothers. Cette collection relie également des influences rock industriel granuleux à un IDM empreint d’émotion, aboutissant à une offre éclectique mais cohérente de morceaux qui captivent continuellement par leurs impulsions mélodiques et leurs paysages sonores scéniques.

Une progression de piano bluesy expressive ouvre l’album alors que l’immerse « Big City » se lance. Une subtilité rythmique frémissante s’étend en un envoûtement pulsant, tandis que des basses bondissantes et des bourdonnements de synthés spatiaux s’intègrent sans heurt. Une voix spoken-word émerge ensuite, son évocation de « marcher seul dans la froide et sombre ville » se mêlant au sentiment d’isolement du tumulte urbain — tout en transmettant un rythme quotidien vivant et enveloppant dans son paysage global. Une addition de piano scintillante agite davantage l’affaire alors que la marque des trois minutes approche, accentuant une interprétation délicieusement étrange de la house music. III ne perd pas de temps à établir une intrigue stylée et mélodique, qui ne faiblit jamais sur les sept pistes.

« Leave with Nolan » suit, entrant dans un domaine plus amoureux des synthés, même si des éléments rythmiques mémorables et des touches de guitare s’intègrent magnifiquement. La force motrice principale est un synthé-basse gargouillant et surchargé qui éblouit par une invigoration régulière, interagissant avec des rythmes breakbeat pour un son totalement contagieux ; l’influence des Chemical Brothers dans la production est agréablement évidente. Le « BminJam » qui s’ensuit repasse dans un domaine prêt pour le rock, avec des harmonies vocales « na, na », des infusions de guitare électrique débonnaire et une basse hypnotique créant une attirance qui incite à la rediffusion. « I don’t mind, how you take up all my time », des voix lisses ouvrent, son appel à « shake it » s’associant à des rythmes groovy et des guitares pour un résultat fantastique. « Bad Times » évoque une descente dans sa suite, avec des couches vocales soul et un piano moody se mélangeant magnifiquement.

Un autre morceau phare, « She Always », défile avec un caractère synth-pop effervescent, naviguant entre une vitalité gazouillante et des introspections solennelles « I will not look down ». Un son mellow et délicieux prend alors le dessus sur « Otto », évoluant à partir d’échantillons de pluie et d’une élégance de piano pulsant vers des rythmes jazzy et des synthés stridents — créant un son qui rappelle avec tendresse Oneohtrix Point Never par ses virages et ses tours stupéfiants. Le final de l’album « Serious » arrive par la suite, vantant un caractère rock expérimental centré sur le piano qui se développe en un travail de guitare fervent et des fréquences de synthés brumeux. Un album éclectique et constamment mélodique, un succès franc, III est un triomphe complet de Boni.

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