Coaxial – ‘Redux Trilogy’

Sur la trilogie ambitieuse Redux, le projet basé à Londres Coaxial propose trois sorties distinctes — Redux Media, Firemaniac et Wittgenstein–Cronkite–Hellholes — conçues pour une lecture analogique simultanée. Des pulsations synthétiques motorik aux drones de boucles de bande scorched et aux fragments culturels corrosifs, Benjamin J. Heal crée un voyage audible captivant qui privilégie la recombinaison et la résistance collective plutôt que la consommation algorithmique.

Représentant la première ouverture de la trilogie, Redux Media embrasse des pulsations motorik et des séquences en boucle au sein d’un son propulsé par des synthétiseurs analogiques. Ces structures minimalistes dérivent délibérément hors alignement, utilisant des micro-erreurs et un empilement « coaxial » pour engendrer une tension hypnotique et instable. « Onyxial » s’avance sur des rythmes pulsants et dansants avec des synthés colorés, complétés par une aération hantée vers le milieu. « Tryxxial » intrigue également, enveloppant d’une vibrance plus aiguë qui rayonne comme un sonar en quête, et progressivement accompagnée d’une traction texturale réchauffante. Ailleurs, « Hweyxial » réussit avec sa luminosité spatiale et son immédiateté énergique.

La deuxième ouverture, Firemaniac, sert de cœur à la collection, troquant les motifs électroniques contre un drone scorché et interminable, jouant comme une étude durative de la sustain et de la combustion. En recirculant des enregistrements de gong de 2012 à travers des boucles de bande, l’œuvre accomplit une forte entrancement atmosphérique. Une couche de son épaisse et réverbérée se renforce d’un sentiment d’inconfort ambient, bourdonnant d’une étrange industrialité nocturne. La sortie est un succès fantomatique et absorbant qui valorise la répétition et les superpositions subtiles, plutôt que la clarté mélodique plus prononcée de Redux Media.

La sortie Wittgenstein–Cronkite–Hellholes conclut la trilogie comme son entrée la plus corrosive, évidant des fragments culturels pour explorer la terminalité de la musique populaire. La troisième ouverture de la trilogie tisse des diffusions déformées en un système linguistique uniqueplement affectant. Inspirée en partie par la mort de Brian Wilson, le son agit comme un « agent déstabilisateur » qui perce les couches précédentes pour induire une surcharge sémantique. Ses sons vont de la luxuriance dreamy aux combustions rythmées. Les trois sorties se combinent pour une expérience d’écoute envoûtante et inventive de Coaxial.