Dave Mustaine de Megadeth : « Je ne suis pas un homme de droite »

Dave Mustaine de Megadeth : « Je ne suis pas un homme de droite », une clarification spirituelle et politique

Par [Votre Nom ou Fictif], Journaliste Musical – Date : [Date Actuelle]

Dans une interview récente accordée au New York Times, Dave Mustaine, le charismatique leader de Megadeth, âgé de 64 ans, a tenu à rectifier les idées fausses sur ses positions politiques. Loin de s’aligner sur un camp partisan, le guitariste et chanteur emblématique du thrash metal affirme être guidé par des principes spirituels plutôt que par des étiquettes idéologiques. « Je suis chrétien, et je réponds à un autre ordre d’anges. J’obéis à la loi, mais non, je ne suis pas un homme de droite », a-t-il déclaré avec fermeté.

Mustaine, connu pour ses déclarations souvent controversées, insiste sur sa spiritualité plutôt que sur une religiosité formelle. « On disait toujours que la religion est pour ceux qui craignent d’aller en enfer, et que la spiritualité est pour des gens comme nous qui y sont déjà allés », ajoute-t-il avec une pointe d’humour noir, évoquant ses propres expériences tumultueuses dans le monde du rock.

Un engagement non partisan dès les années 90

Retour en arrière : il y a moins de deux ans, lors d’une conférence de presse au Pérou, Mustaine s’est remémoré sa visite à la Maison Blanche en 1992, dans le cadre de la campagne « Rock The Vote » pour la couverture de la Convention nationale démocrate. « Qu’est-ce que ça faisait d’aller à la Maison Blanche pour ‘Rock The Vote’ ? Eh bien, si vous voulez dire quelque chose, il faut savoir de quoi vous parlez. On m’a demandé d’aider à enregistrer les gens pour voter dans mon pays – pas pour devenir démocrate, ni républicain, mais pour voter. J’ai toujours dit, quand je parle aux gens, que j’essaie de leur montrer les deux côtés et de les laisser choisir. Je n’essaie pas de dire aux gens dans mes chansons quoi faire. »

Il conclut : « Le referais-je ? J’imagine que je le fais encore tous les jours, en étant un exemple dans la musique heavy metal, en montrant que tout le monde dans le metal n’est pas indifférent aux affaires civiles de son pays, en chantant sur des choses qui comptent. »

Cette posture neutre contraste avec des anecdotes plus rocambolesques. Il y a quatre ans, lors d’un concert à l’Arena de Tucson en Arizona, Mustaine a introduit le morceau culte « Holy Wars… The Punishment Due » en racontant une histoire osée : « Quand je suis allé à la Maison Blanche, j’étais si fier d’y aller et de dire : ‘Allez vous faire voir. Vous pensez qu’on est stupides ? On ne l’est pas, bande d’enfoirés.’ Et d’ailleurs, dans les toilettes royales de la Maison Blanche, j’ai uriné par terre. J’ai dû le faire. J’ai dû. »

Une carrière marquée par les controverses politiques

Au fil des ans, Mustaine a souvent été étiqueté comme conservateur, ce qu’il rejette catégoriquement. Il y a sept ans, dans l’émission radio « Streets Of Rock ‘N’ Roll » avec Ron Keel, il déplorait le « parti pris négatif » qui divise les personnalités publiques. « J’ai cette réputation d’être un homme de droite. Eh bien, vérifiez mon historique de votes : j’ai voté démocrate et républicain. C’est une honte que les gens essaient de détruire des carrières à cause d’un vote. »

Il s’est toujours présenté comme indépendant et non partisan. En 2012, lors d’un entretien avec Artisan News, il précisait : « Je suis indépendant, pas républicain – je n’ai jamais été républicain. Je l’ai toujours dit. Je n’appartiens à aucun parti – je suis non partisan. Et pour moi, la triste réalité, c’est qu’au lieu de voter pour le meilleur homme, je dois voter pour le moindre des deux maux. »

En 2016, face à l’élection présidentielle américaine, Mustaine a refusé d’endosser Donald Trump, tout en le qualifiant de « très réussi homme d’affaires ». Il a toutefois écarté Hillary Clinton : « Je ne voterai pas pour elle. » Quatre ans plus tôt, il avait fait sensation en soutenant Rick Santorum, candidat républicain ultraconservateur, le comparant même à un « JFK cool ». Cette prise de position avait suscité la polémique, amplifiée par des propos tenus sur scène à Singapour, où il insinuait que Barack Obama était lié aux fusillades de masse à Aurora et dans un temple sikh du Wisconsin.

Mustaine s’est défendu en accusant les médias de décontextualiser ses paroles. « Je n’ai jamais officiellement endossé Santorum », a-t-il expliqué, attribuant ses théories à Larry Pratt, activiste pro-armes. La même année, il avait exprimé des doutes sur la naissance d’Obama aux États-Unis lors d’une émission avec Alex Jones, citant des « preuves » de faux certificat et des panneaux au Kenya proclamant Obama comme natif du pays.

Enfin, en octobre 2011, au cœur des manifestations Occupy Wall Street, Mustaine critiquait vertement le soutien d’Obama au mouvement. « En 50 ans de vie, je n’ai jamais entendu un président américain essayer de monter une classe contre une autre. Jamais un président n’a dit : ‘Allez rejoindre les manifestants à Wall Street’, en sachant qu’il y a des nazis là-bas, des enfants de riches qui font semblant de s’indigner. »

Un métal engagé, au-delà des clivages

Aujourd’hui, Mustaine réaffirme son rôle d’exemple dans le metal, un genre souvent perçu comme apolitique ou rebelle. Fierté pour sa communauté, il prône un engagement civique sans dogmatisme. « Je suis fier de représenter le metal et de montrer que nous nous soucions de notre pays », conclut-il dans son discours de Tucson.

Crédit photo : Ross Halfin

Cet article explore les facettes complexes de Dave Mustaine, un artiste qui, entre riffs endiablés et réflexions profondes, refuse de se laisser enfermer dans une boîte politique. Megadeth continue de rugir, rappelant que le rock peut être un vecteur de débat, pas de division.