Haylie Duff et sa sœur Hilary Duff sont brouillées, confirme la chanteuse

Hilary Duff : La chanson émouvante qui révèle l’éloignement avec sa sœur Haylie

Hilary Duff, chanteuse et actrice emblématique, a toujours su captiver son public par sa franchise désarmante. Avec son sourire doux et sa voix posée, elle aborde même les sujets les plus sensibles sans fard. À l’occasion de la sortie de son nouvel album luck…or something, prévu pour le 20 février, elle s’ouvre comme jamais sur une blessure personnelle profonde. La piste phare en question ? « We Don’t Talk », un morceau introspectif qui n’est autre qu’une lettre ouverte à sa sœur Haylie.

Une rupture silencieuse mise en musique

Les fans n’ont pas tardé à faire le lien dès la révélation de la tracklist. Les paroles, loin d’être cryptiques, évoquent des liens de sang et d’enfance : « venant du même foyer, du même sang ». Des questions sans réponses, un vide persistant malgré la proximité physique. Sur CBS Mornings, Hilary a confirmé l’évidence : « C’est définitivement sur ma sœur ». Sa voix s’est brisée un instant, trahissant une émotion contenue. Elle a ajouté une phrase qui résonne comme un aveu poignant : la solitude la plus profonde de sa vie actuelle est l’absence de Haylie.

Autrefois inséparables, les deux sœurs formaient un duo iconique. Tapis rouges, premières Disney, émissions de téléréalité – elles étaient au cœur de l’orbite l’une de l’autre. Puis, discrètement, tout a basculé. Aucune photo commune depuis 2019. Les interactions sur les réseaux sociaux se sont raréfiées jusqu’à s’arrêter net. Internet, fidèle à lui-même, a comblé les vides avec des rumeurs. En janvier, Haylie a liké un essai d’Ashley Tisdale dans The Cut sur une « groupe de mamans toxique » – un cercle dont Hilary était soi-disant membre. Bientôt, les deux amies ont été aperçues ensemble à Malibu, alimentant les spéculations dans les commentaires en ligne.

Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle. Hilary brise le silence avec cette chanson, hésitante à l’inclure sur l’album. « Une fois sortie, elle n’appartient plus qu’à moi », confie-t-elle. Mais elle souligne aussi un aspect réconfortant : tant de gens lui ont écrit qu’ils vivaient la même épreuve. La vulnérabilité publique crée des ponts inattendus.

Des paroles crues et sans accusation

« We Don’t Talk » n’est pas un cri de rage. Pas de reproches directs, pas de drame hollywoodien. Hilary y exprime une confusion mêlée de douleur, comme si elle ressassait une dispute fantôme. « Je ne sais pas quand c’est arrivé, ni même de quoi il s’agissait », chante-t-elle. Cette ligne capture l’essence des ruptures familiales : pas toujours un éclat explosif, mais une érosion progressive. L’orgueil s’installe, les mois passent, et soudain, un appel semble insurmontable.

Elle interroge : « Si j’avais fait différemment, aurais-tu ressenti autrement ? » Une introspection honnête, sans pointer du doigt. Plus tard, l’expression « éviction émotionnelle » frappe fort – pas une querelle, mais un nettoyage sans préavis de l’espace partagé dans la vie de l’autre. L’interprétation de Hilary sur ce titre se distingue du reste de luck…or something. L’album au global penche vers une pop mature et introspective, loin des tendances éphémères. Ici, tout est dépouillé, brut, comme si la chanson avait besoin de cette authenticité pour exister.

Interrogée sur une possible réaction de Haylie, Hilary reste dans l’incertitude : « Je ne sais pas si elle l’écoutera, ni comment elle réagira ». Elle insiste : ce n’est que son vécu, pas une version définitive des faits. Pas de preuves, pas de vengeance publique. Juste une perspective personnelle, ce qui rend l’ensemble d’autant plus mature.

Une album sur l’imprévu des liens

À la fin de la trentaine, Hilary ne propose ni happy end ni teasing de réconciliation. Pas de réunion théâtrale en clip vidéo. Simplement l’aveu que l’absence de sa sœur est sa plus grande solitude. Cette honnêteté tranche avec le train-train des lancements pop, souvent lissés et prévisibles.

luck…or something semble explorer précisément cela : le hasard des relations qui perdurent ou s’effritent. Qui reste, qui s’éloigne, qui on croyait éternel. Hilary n’a pas de réponses, ni sur l’avenir. Elle partage juste ses sentiments – et c’est là sa force la plus audacieuse. Dans un monde de certitudes fabriquées, cette vulnérabilité brute pourrait bien toucher plus d’un cœur.