Le batteur Danny Carey donne des nouvelles

Tool et la Sphere de Las Vegas : Une résidence en 2027 avec un nouvel album en vue ?

Le groupe de rock progressif Tool pourrait bientôt marquer un nouveau chapitre de son histoire en s’installant pour une résidence prolongée à la Sphere de Las Vegas. Selon des récentes déclarations du batteur Danny Carey, des discussions sont en cours pour un projet ambitieux prévu en 2027, couplé à la sortie d’un nouvel album. Cette nouvelle suscite l’enthousiasme des fans, fidèle à l’approche immersive et mystérieuse qui définit le quatuor depuis des décennies.

Dans une interview accordée à un média spécialisé, Danny Carey a confirmé que Tool explore activement l’idée d’une série de concerts à la Sphere, cette arène futuriste équipée d’un écran LED enveloppant de 160 000 pieds carrés et d’un système audio immersif à 360 degrés. « Nous en avons parlé avec les responsables du lieu », a-t-il expliqué. « Je pense que nous serions parfaits pour cet espace. » Pour Carey, cette résidence ne serait pas un simple spectacle, mais une extension naturelle de l’esthétique du groupe, où musique et visuels fusionnent en une expérience totale.

Un timing stratégique pour un retour attendu

Tool n’est pas du genre à se précipiter. Leur dernier album studio, Fear Inoculum, date de 2019 et avait dominé les classements mondiaux après une attente de plus de treize ans. Un nouveau disque en 2027 s’inscrirait dans cette philosophie de patience et de perfectionnisme. Le batteur a souligné que cette sortie coïnciderait idéalement avec la résidence, transformant les concerts en une plateforme idéale pour dévoiler les nouvelles compositions. « C’est une opportunité pour créer quelque chose d’unique », a-t-il ajouté, évoquant l’atmosphère rituelle des shows de Tool, loin des performances éphémères des festivals.

La Sphere, inaugurée en 2023, représente un défi technique et financier majeur. Carey n’a pas caché les coulisses : « La préparation est intense, et les coûts sont élevés. Il faut plusieurs représentations pour rentabiliser l’investissement. » Contrairement à une tournée classique, ce type de production exige des visuels sur mesure et une conception sonore adaptée, avec un retour sur investissement qui n’arrive qu’après une série de dates. Pourtant, pour un groupe comme Tool, habitué à des mises en scène sophistiquées – inspirées notamment du passé en effets visuels du guitariste Adam Jones –, cette immersion semble taillée sur mesure. Des projections géométriques complexes aux animations stop-motion emblématiques du clip de Sober, les visuels ont toujours été au cœur de leur identité.

Tool, pionnier du rock immersif

Imaginez Tool occupant la Sphere pour une résidence étendue : des morceaux épiques dépassant souvent les dix minutes, des dynamiques tendues et une fanbase dédiée prête à voyager pour des variations subtiles dans les sets. Cela contrasterait avec l’errance des tournées traditionnelles, offrant au groupe l’occasion d’affiner son art nuit après nuit. À l’approche de ses quarante ans d’existence – formés à Los Angeles en 1987 –, Tool maintient une aura de rareté qui défie l’ère du streaming. Pas de sorties à la chaîne, pas d’exposition excessive : juste de la musique construite avec soin.

Cette rumeur s’inscrit dans un mouvement plus large vers le rock et le metal à la Sphere. D’autres formations lourdes, comme Metallica, seraient également en discussions pour des résidences, élargissant l’horizon d’un lieu souvent associé à des spectacles pop grand public. Pour Tool, cela pourrait redéfinir le concert rock en 2027, passant de la nostalgie à une évolution audacieuse.

Un avenir incertain, mais prometteur

Rien n’est encore gravé dans le marbre. Négociations, budgets et logistique pourraient tout faire capoter, comme l’a rappelé Carey en insistant sur les risques financiers. Pourtant, l’idée d’un Tool « parfait » pour la Sphere résonne comme une évidence. Si un nouvel album voit le jour cette année-là, accompagné d’une telle résidence, ce ne sera pas qu’un événement : ce sera une immersion totale, où son, lumière et architecture s’entremêlent pour justifier l’attente.

Pour les aficionados, cette perspective ravive l’excitation d’un groupe qui excelle dans l’espace entre silence et explosion. Las Vegas en 2027 pourrait bien devenir le théâtre d’une renaissance toolienne, prouvant une fois de plus que l’ambition paie. Affaire à suivre.