Mikaela Shiffrin a un talent secret pour la guitare et le piano
Mikaela Shiffrin : Une Championne du Ski et une Passionnée de Musique
Mikaela Shiffrin, l’étoile du ski alpin de l’équipe américaine, a conquis la médaille d’or aux Jeux Olympiques d’hiver de 2026 lors de deux descentes impeccables et fulgurantes en slalom, le 18 février. Cette victoire, dans sa discipline de prédilection, ajoute une nouvelle page glorieuse à sa carrière. Mais au-delà de ses talents exceptionnels sur les pistes enneigées, saviez-vous que Shiffrin nourrit une profonde passion pour la musique ? Elle joue même de la guitare, du piano et du clavier.
Une Passion Secrète pour la Musique
Dans une interview accordée au Vail Daily en 2017, la championne a dévoilé son amour pour la musique, un aspect plus personnel de sa vie. « Une tradition que j’ai, c’est la musique », confiait-elle. « J’adore la musique sous toutes ses formes. J’aime en jouer, même si je ne suis pas très douée. J’aime l’écouter, et je pense que c’est une excellente façon de s’exprimer. »
Shiffrin intègre la musique dans sa routine, particulièrement avant les compétitions. Elle possède une playlist dédiée à la préparation des courses, composée de morceaux apaisants. Parmi ses favoris figure le pianiste Ludovico Einaudi, avec dix de ses compositions incluses. « C’est du classique calme, presque comme de la musique de spa », explique-t-elle. « C’est ce que j’écoute la plupart du temps la veille d’une course. » Cette habitude l’aide à se recentrer et à aborder les défis avec sérénité.
Une Source d’Inspiration Inépuisable
Chaque médaille d’or remportée par Shiffrin – comme celle du 18 février – transcende le simple triomphe sportif. Peu importe le nombre de podiums gravis, de records battus ou de descentes parfaites observées, l’émotion reste intacte. Chez elle, il ne s’agit pas seulement de chronomètres impeccables. Sa carrière, jalonnée de victoires depuis de nombreuses années, a souvent été perçue comme une évidence. Mais ceux qui suivent son parcours de près – marqué par des blessures, des deuils et des épisodes d’épuisement qu’elle a assumés publiquement – savent que rien n’est acquis.
Elle n’a pas seulement gagné ; elle a persévéré. Elle s’est reconstruite après des chutes qui auraient découragé plus d’un. Face à des saisons chaotiques et des attentes écrasantes, où chaque course est analysée au millième de seconde, elle a su naviguer dans la tempête. Être la meilleure au monde n’empêche pas les doutes ; au contraire, cela les intensifie. Shiffrin a choisi de les partager ouvertement : la pression mentale, le poids des comparaisons incessantes. Son style de ski, précis et déterminé, reflète cette résilience : elle ajuste ses virages imparfaits, recalibre ses saisons difficiles, et avance avec une obsession saine, tout en restant introspective.
C’est cette humanité qui inspire. Elle a traversé des chagrins publics, des accidents dévastateurs, et a osé prendre du recul malgré les critiques. Dans un sport où la performance se mesure en centièmes, accorder de l’espace à soi-même est un acte audacieux. Et pourtant, elle revient toujours plus forte, comme en témoigne cette nouvelle médaille d’or.
Shiffrin n’est pas une simple athlète talentueuse ; elle définit son époque. Chaque course porte le poids de l’histoire : records, héritage, débats sur sa place parmi les plus grands. Mais le 18 février, elle paraissait libérée. Sa descente était typiquement shiffrinienne : disciplinée en haut, offensive au moment clé, sans gaspillage d’énergie. Elle ne skiait pas pour prouver quoi que ce soit, mais parce qu’elle sait qui elle est.
Pour les jeunes sportifs, son exemple va au-delà de la technique : il montre que les revers font partie du chemin, et que la vulnérabilité coexiste avec l’excellence. Pour tous, c’est un rappel que la grandeur ne supprime pas les faiblesses ; elle les intègre. Ses victoires pèsent plus lourd car elles sont ancrées dans une réalité brute : des interviews hésitantes, des courses ratées, le fardeau d’être le visage du ski alpin américain.
Cette médaille n’est pas qu’un éclat doré ; c’est la preuve qu’on peut plier sans rompre, évoluer sans perdre sa grandeur. Dans un monde qui réduit les athlètes à des montages vidéo, Shiffrin nous rappelle que l’histoire complète – avec ses doutes, ses efforts et ses retours triomphants – est bien plus enrichissante. C’est cela qui inspire, au-delà des podiums.
