« On ne savait pas si on pouvait poursuivre » : comment Dayseeker a échappé de justesse à la fin avant le triomphe
Dayseeker : De la précarité à la consolidation dans le metal alternatif
Avant de s’établir comme une figure incontournable du metal alternatif contemporain, le groupe californien Dayseeker a traversé des années d’incertitude et de défis. En 2019, épuisé par des tournées instables et un avenir incertain, l’ensemble était sur le point de mettre un terme à son parcours. C’est pourtant à cet instant charnière que tout a changé.
Un ultime effort qui a tout transformé
Lors d’un entretien avec Metal Hammer, le chanteur Rory Rodriguez a évoqué cette phase délicate, juste avant la sortie de leur quatrième opus, Sleeptalk. Une conviction silencieuse régnait au sein de la formation : si cet album ne rencontrait pas un écho suffisant, ce serait la fin du voyage, comme l’a relaté le média britannique.
Après sept ans à enchaîner les performances devant un public clairsemé, à jongler avec des cachets modestes et à affronter l’instabilité financière, Sleeptalk incarnait un risque majeur. Dayseeker a alors choisi de réinventer son style, en atténuant les accents metalcore de ses origines pour adopter des compositions plus mélodiques et une expression lyrique plus introspective et accessible.
Cette métamorphose a rapidement payé. Les concerts ont attiré de plus en plus de fans, les refrains se sont mis à résonner dans les salles, et l’énergie du groupe s’est renouvelée. Rory Rodriguez a pu ainsi abandonner son emploi d’opticien pour se consacrer pleinement à sa passion musicale.
Une ascension affirmée avec un horizon en vue pour 2026
Cette dynamique s’est solidifiée avec la publication de Creature In The Black Night, leur sixième album sorti à l’automne. Plus atmosphérique et imprégné de mélancolie, cet effort poursuit la trajectoire initiée par Sleeptalk, tout en ancrant définitivement Dayseeker dans l’univers du metal actuel.
Au début de 2026, la bande partira défendre ce nouveau chapitre sur les routes européennes, en première partie de Motionless In White. En France, trois dates sont au programme : le 17 février au Zénith de Paris, le 2 mars au Transbordeur de Lyon, et le 3 mars à l’Interference de Toulouse. Pour cette série de shows, le bassiste Ramone Valerio sera remplacé, préférant se recentrer sur sa famille en cette période.
Porté par cette étape pivot, Dayseeker regarde désormais vers l’avenir avec optimisme. Des initiatives inédites sont prévues pour 2026, visant à entretenir une lancée qui, il y a peu, paraissait encore inaccessible.
