The Prestige présente « Noire Nuit », le premier single de son prochain opus.
The Prestige inaugure un virage avec « Noire Nuit », un single original et son vidéoclip, premier aperçu de l’album à venir prévu pour le printemps sur le label Banshies. Cette formation originaire de Paris y révèle une évolution musicale plus dense et introspective, sans renier l’énergie brute du hardcore et du post-metal qui définit son style depuis ses origines.
Un titre pivot dans leur parcours
Capturé en session live avant d’être mixé par Amaury Sauvé (The Apiary) et masterisé par Thibaut Chaumont (Deviant Lab), « Noire Nuit » représente un jalon décisif pour The Prestige. Le quatuor baisse significativement son accordage par rapport à son opus précédent et intensifie sa démarche créative, aboutissant à une composition plus oppressante, plus collante, frôlant presque le malaise.
À l’image d’un bourbier gluant, Alex Diaz (voix/guitare/piano/synthétiseurs) narre une phase de déprime où chaque effort pour s’extraire ne faisait qu’amplifier la détresse et l’épuisement. Selon lui, c’est en se résignant pleinement à cette réalité, au lieu de s’y opposer, qu’il a pu entamer une véritable guérison.
Une plongée immersive au niveau sonore et visuel
La construction même de la chanson reflète cette stagnation. Thibaut Cavelier (batterie) met en avant la section rythmique vacillante, qui accentue le sentiment de limon entravant tout progrès, comme si chaque temps pesait un peu plus sur les épaules.
The Prestige innove aussi avec un refrain vocal central, une première dans leur composition. Fabien Gagnière (guitare) explique que cette décision cherche à souligner qu’au cœur des ténèbres, une lueur d’espoir subsiste toujours.
Au-delà de l’enregistrement live, le groupe a poussé l’expérience en studio via une exploration audacieuse, avec un soin particulier apporté au sound design et l’ajout de synthétiseurs vintage et modulaires pour enrichir la texture et la profondeur. Conçu par les membres eux-mêmes, le clip étend cette esthétique brute et marque le lancement de « Noire Nuit », ouverture idéale vers l’album printanier chez Banshies.
