Salim Nourallah – ‘Nourallah’
NOURALLAH
Le chanteur-compositeur et producteur basé à Dallas, Salim Nourallah, a passé plus de deux décennies à créer une œuvre prolifique et profondément personnelle, et son neuvième album solo, Nourallah, témoigne de la qualité de sa chanson que qui a perduré au fil des années. Enraciné dans son double héritage — syrien et américain du Midwest —, Nourallah mêle une lyricité introspective à une instrumentation chaleureuse, explorant le deuil, la réflexion existentielle et les complexités de l’expérience humaine au sein d’un éventail de rock twangy et de charme folk.
Ouvrant l’album avec une allure intemporelle, « HERE FOR THE TEARS » aligne la chaleur de guitares twangy, un piano illuminé et une lyricité existentielle empreinte d’autoconscience qui trouve du sens non pas dans la gloire ou la rébellion, mais dans la douleur récurrente et tranquille de la perte humaine. Ce sentiment est distillé dans le refrain résigné « year after year say goodbye to another dear » — soulignant le deuil comme un tissu constant et connecteur, enveloppant tandis que les twangs de guitare explosifs et les orgues réconfortants s’entrelacent. La piste suivante, « JUDGMENT DAY », présente une urgence plus ludique tout en conservant une fantaisie philosophique dans la contemplation de l’impact de sa propre vie. « JUDGMENT DAY » transforme le reckoning en liesse, pesant la réflexion morale contre les plaisirs terrestres — « did you dance all night or slave the days away? » — et pariant finalement sur l’éclat humain comme une célébration cosmique.
Une autre piste remarquable, « BORN WITH A BROKEN HEART », joue avec une captivation autobiographique — avec son titre soulful ancrant un récit d’innocence enfantine qui se défait lentement en réalisation adulte — stimulé par une religion rigide, l’inégalité et une culture pop chaotique. Un ensemble serré et plaisant de guitares et de claviers, à la manière de Wilco, persiste aux côtés. La piste finale de l’album, « DAMAGE », captive également, évoquant un personnage folk solennel au sein d’une maîtrise lyrique poétiquement sombre, tandis que des voix dreamy hantent des images comme « we are dancing in slow-motion / on a razor’s edge » — transmettant un équilibre hanté entre intimité, inévitable et autodestruction. Nourallah est un album abondant en chanson authentique et captivante.
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Nous avons découvert cette sortie via MusoSoup.
