Suzanne Jarvie – ‘mother’s day’

mother’s day – Suzanne Jarvie

Sur l’album mother’s day, la chanteuse-compositrice canadienne Suzanne Jarvie transforme un chagrin profondément ancré en un paysage où le folk et l’Americana s’entrelacent avec une allure hantée et rêveuse — des mystères solennels au piano aux touches de cordes. Jarvie tisse la perte personnelle et l’expérience de la maternité dans une méditation plus large sur la mortalité. L’album fonctionne comme un voyage de reddition totale, reliant l’innocence ancrée des mélodies au piano à une richesse littéraire et à des figures symboliques appropriées.

Notre récente interview avec Suzanne, ici, creuse encore plus profondément dans cet excellent album — alors qu’elle élabore sur des aspects comme la navigation de l’album à travers le chagrin et son utilisation d’archétypes héroïques.

Parmi les nombreux points forts de l’album, « caterpillar » enveloppe avec son émotion vocale superposée et ses mélodiques menées par le piano, ses remous vocaux « coming home » se construisant en rythmes réconfortants et en accords acoustiques. Ses descriptions lyriques tracent avec art le désespoir quand on assiste à l’autodestruction d’un être cher, « comme un joueur à une table ». L’expérience humaine et le rôle de la maternité sont explorés avec tact ici et tout au long de l’album. « Caterpillar est une complainte de berceuse que j’ai écrite pour mon garçon, comment j’ai essayé de le sauver… parce que je l’ai fait à l’intérieur de moi, mais il n’est pas à moi pour être sauvé. Il doit se sauver lui-même », explique Jarvie.

Dans un spectre plus ominous, « Polonium » est décrit par Jarvie comme « une chanson sur le meurtre — quelque chose d’horrible, une atrocité ». Des ruisselets de piano dansants avec une maîtrise moody, délicieusement effrayants alors que les voix naviguent avec une description comme sur une scène de crime vers des couches plus illuminées. « Polonium. C’est comme ça qu’ils m’ont tué. Polonium deux tons. La mort m’a embrassé et rempli », les voix de Jarvie passent à une présence fantomatique, sa décision « pas réel » envoyant des frissons alors que des éclats de cordes émergent.

Un autre point fort est la chanson-titre de l’album, qui transmet « rage et désespoir » selon Jarvie, tandis que des images imprégnées de nature et une sophistication folk-rock émanent. Ailleurs, « lifeline » réussit dans le domaine folk acoustique sans chichis, ruminant sur le temps passé et restant, tandis que la chanson de clôture « temporary emissary » ramène les auditeurs à la lushness touchée au piano, canalisant à nouveau la maternité en jouant comme une revue de vie et un hommage à la fille de Jarvie, Claire. Plein de sincérité, d’expérience vécue et d’écriture de chansons captivante, mother’s day est un excellent album de Suzanne Jarvie.

« caterpillar » et d’autres morceaux présentés ce mois-ci peuvent être streamés sur la playlist Spotify en mise à jour d’Alsalive’s ‘Emerging Singles’.